Le kératocône est une condition visuelle nommée d'après le grec kerato qui veut dire cornée et conus signifiant cône. Il s'agit d'un ensemble de dystrophies de la cornée causant un amincissement du stroma et une déformation progressive de la cornée qui la fait bomber vers l'avant, créant ainsi un dérangement de la fonction visuelle. Il existe deux formes principales : le kératocône (1/1000) et la dégénérescence marginale pellucide (DPM). Le kératocône se développe entre la puberté et a tendance à se stabiliser vers la fin de la trentaine. Pour la DMP, elle débute généralement durant la trentaine et se stabilise plus tardivement. L'évolution est asymétrique et imprévisible. Les verres de contact peuvent améliorer la vision au début de la maladie, toutefois, lorsqu'il y a progression, ces derniers deviennent de plus en plus difficiles à tolérer et le dernier recours était, jusqu’à récemment la greffe de cornée (remplacement de la partie transparente de l'œil). Une condition similaire peut se développer suite à un Lasik : ectasie post-Lasik (1/5000).
Réticulation du collagène cornéen avec la riboflavine (Corneal Collagen Cross linking C3-R)
Cette nouvelle technique est l’approche thérapeutique utilisée dans les ectasies cornéennes. Elle a pour but d’arrêter la progression de la maladie, lorsque combinée avec les anneaux intracornéens Intacs et si un traitement par laser Excimer est effectué par la suite, ce dernier nous permet de finaliser la correction visuelle.
Le Dr Francis Roy a été le premier au Canada (2008) à pratiquer le C3R avec le système UVEX, le seul système approuvé par Santé Canada. Le C3-R est la dernière avancée technologique dans la correction du kératocône. Elle a pour but d'augmenter la résistance mécanique du tissu cornéen, ce qui prévient la progression de la déformation cornéenne. Ce traitement est le seul traitement scientifiquement prouvé qui arrête la progression du kératocône. Le principe est de réaliser une polymérisation biochimique de la cornée pour la rendre plus rigide et ainsi, freiner la déformation progressive de cette cornée qui est à l'origine de la baisse d'acuité visuelle par astigmatisme régulier.
Le traitement est basé sur les recherches de Theo Seiler& Eberhard Spoerl, deux Allemands, entre 1993 et 1997.
Technique :
Résultats :
Une étude effectuée sur 60 patients démontre qu'après 5 ans, aucun des patients n'a eu de progression du kératocône. De plus, le cône s’est affaissé de 2.87 dioptries et l'acuité visuelle a augmenté de 1.4 lignes en moyenne. Il faut prévoir que la vision sera brouillée durant 2 semaines après cette procédure. Il existe une autre variante « épithélium-on » qui guérit plus rapidement, mais qui agit moins en profondeur de la cornée.
Les implants Intacs™ pour retrouver une bonne vision
À mesure que le kératocône progresse, la qualité de la vision se détériore et les lunettes ou lentilles cornéennes ne sont plus une solution satisfaisante pour une portion des patients. Pour ces derniers, la solution est l’anneau intracornéen Intacs. Un seul anneau, en inférieur, est généralement nécessaire. Un traitement préalable de C3R augmente la réponse thérapeutique. Un intervalle est de six mois entre les 2 techniques est souhaitable afin d’optimiser les résultats.
Pour plus de détails, consultez notre site : www.infokeratocone.ca